Le digital learning est de plus en plus privilégié par les entreprises, convaincues par l’efficacité de cette modalité. En effet, la dernière enquête de l’ISTF révèle que 87% des personnes interrogées aimeraient réduire les formations en présentiel, au profit de modules en distanciel. Cette forte tendance s’explique notamment par les taux de réussite de plus en plus satisfaisants, révélant un grand potentiel à exploiter. Cependant, un des freins parfois relevé reste le moyen de proposer des mises en situation dans cette modalité. On entend par mise en situation le fait de proposer une simulation d’actions concrètes, ancrée dans un contexte, afin de s’y préparer. Ces pratiques permettent également de varier les méthodes de transmission. De cette manière, elles ont généralement plus de chance de toucher les intelligences multiples des apprenants et de renforcer l’engagement qu’ils portent à la formation.

On peut alors s’interroger sur la manière de rendre possibles les mises en situation dans le cadre de modules en distanciel. Évidemment, l’objectif n’est pas de les remplacer ni de les opposer à celles en présentiel. Ces deux modalités restent complémentaires, comportant toutes deux des avantages indéniables. Il s’agit seulement, aujourd’hui, de mettre en avant les moyens possibles en distanciel afin de varier les supports et d’explorer les possibilités du digital learning. Nous observerons alors ensemble les différents moyens de proposer des mises en situation dans le cadre de l’e-learning, en synchrone (par le Storytelling) ou en asynchrone (par le Vidéo Learning, le Serious Game ou la Réalité Virtuelle).

Digital Learning : La mise en situation en synchrone 

Le Storytelling

La mise en situation en formation e-learning synchrone

Le Storytelling consiste simplement à raconter une histoire. A travers celle-ci, vous introduisez un contexte, des personnages, des problématiques afin d’inviter vos apprenants à s’immerger dans la situation. Les participants incarnent eux-mêmes un personnage qui aura pour objectif de résoudre le problème posé. 

Les bénéfices sont nombreux, puisque lors de cet exercice, différentes zones du cerveau sont stimulées, comme celles du langage, des émotions, de la mémoire et des perceptions sensorielles. Cela influe alors directement sur l’engagement de l’apprenant, ce qui favorisera une meilleure assimilation des compétences transmises. Ces scénarisations pédagogiques exercent des compétences supplémentaires : comme leur créativité, les invitant à puiser dans leurs propres ressources pour parvenir au dénouement ; ou encore leur sociabilité, interagissant avec leurs pairs et luttant contre l’isolement, ce qui joue également sur la poursuite de la formation.

En revanche, nous pouvons observer certaines limites. En effet, ce type de mise en situation nécessite impérativement une réunion synchrone avec plusieurs apprenants. Cela leur demande alors d’être connectés en même temps et de rester mobilisés plus longtemps, sur une période imposée. Aussi, pour les personnes plus réservées, cet exercice peut se révéler plus compliqué dans la mise en œuvre.

Digital Learning : La mise en situation en asynchrone

Le Video Learning Interactif 

La mise en situation en formation e-learning asynchrone

On appelle Vidéo Learning Interactif les modules de formation e-learning dont le format repose sur la vidéo et sur laquelle vous pouvez placer différentes interactions : activités pédagogiques, ressources complémentaires, jeux, etc. L’interactivité permet également de scénariser le parcours et de faire évoluer la formation en fonction des choix de l’apprenant, notamment grâce au système d’embranchement. À travers ces nombreuses options, il est donc possible de créer des mises en situation.

Plus concrètement, cela reviendrait à proposer un module avec une problématique ou une situation qui inviterait l’apprenant à faire des choix au fil des chapitres, comme c’est le cas dans les modules de type Escape Game ou encore dans les modules de mise en situation professionnelle. Par exemple, la vidéo peut vous inviter à incarner un vendeur en magasin face à un client et vous faire choisir entre différentes questions à poser à celui-ci ou entre différents comportements à adopter. Chaque choix aura alors un impact sur le client et sur le dénouement final, vous permettant ou non d’atteindre votre objectif. 

Par ailleurs, les différentes activités proposées vous permettront d’enrichir la scénarisation et de combiner différents apprentissages. Par exemple, vous pourrez exercer votre vendeur à sélectionner le produit adéquat à conseiller grâce au “Trouver dans l’image”. Ou encore, vous l’inciterez à repérer les particularités des différentes gammes avant qu’il ne les propose à son client grâce à une activité du type “Classer l’image”.

Les bénéfices de cette modalité sont alors nombreux. Elle favorise la pédagogie différenciée, car vous pouvez proposer des scénarios variés selon le niveau de l’apprenant. Il évoluera alors grâce aux feedbacks et aux essais multiples. Toutes ces possibilités de mise en œuvre peuvent se révéler particulièrement engageantes pour l’apprenant, car le format se révèle stimulant, original et varié. De plus, ces mises en situation peuvent se réutiliser à l’infini et être facilement mises à jour, luttant ainsi contre l’obsolescence. Ces avantages se couplent avec la mobilité de ce type de module, puisque vos apprenants peuvent s’exercer quand et où ils le souhaitent. Le fait que l’on préconise également des formats courts (environ 10 minutes) en digital learning permet de respecter les besoins de l’apprenant en termes de capacité de concentration.

Les limites que nous pouvons observer pour ce type de mises en situation sont davantage liées aux moyens qu’à la pertinence. En effet, certains pourraient être dubitatifs quant à l’efficacité de ces méthodes, en opposant le présentiel (concret, physique, palpable) au digital. Or, l’exercice reste finalement le même. La vidéo représente le réel, ancrant l’apprenant dans un contexte particulier, bien que fictif, à l’instar des mises en situation en présentiel. Le seul obstacle éventuel serait alors de posséder les moyens matériels (outil auteur, matériel informatique, de quoi procéder à un tournage, etc.) et humains (concepteur pédagogique formé sur l’outil, graphiste pour l’habillage, acteurs pour le tournage, etc.). Ces limites ne concernent alors que l’étape de production et d’intégration de la mise en situation, compensée par le fait qu’elle puisse être réutilisée.

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Le Serious Game

Le Serious Game en formation e-learning asynchrone

Le Serious Game est un concept inspiré des jeux vidéo et appliqué directement au monde professionnel. Dans le monde de la formation, il s’agit de proposer des jeux afin d’exercer les apprenants à une tâche ou de les former à un métier. Il s’agit généralement de simulations : pour apprendre à conseiller un client ou piloter un avion, par exemple. Ces jeux proposent alors une mise en situation que vous pouvez utiliser dans vos formations e-learning asynchrones. 

L’intérêt principal du Serious Game est sans aucun doute son côté ludique qui favorisera l’engagement de l’apprenant. Ces jeux de simulation s’adaptent aux disponibilités de chacun et permettent d’aller à son rythme, puisqu’ils sont disponibles à distance, ce qui en fait un atout indéniable dans le cadre d’une formation e-learning.

Toutefois, certaines limites sont à noter concernant l’utilisation des Serious Game. Tout d’abord, le manque de feedback proposé en fin de session ne permet pas à l’apprenant d’avoir un retour sur ce qu’il doit améliorer. Ensuite, pouvoir trouver les jeux ou les concevoir peut-être un peu compliqué en ce qui concerne les mises en situation. Les ressources ne sont pas forcément accessibles, ce qui peut représenter un frein important. Aussi, certains Serious Game (comme la simulation de pilotage d’avion, par exemple) demandent du matériel spécifique et onéreux.

La Réalité Virtuelle ou la Réalité Augmentée

La Réalité Virtuelle ou la Réalité Augmentée en Digital Learning

Proposer une immersion encore plus grande aux apprenants à travers la réalité virtuelle ou la réalité augmentée est également une des possibilités pour une mise en situation en digital learning. Grâce aux différents périphériques (casques, lunettes, gants…) prévus à cet effet, la scène prend vie sous les yeux des participants, les ancrant dans un contexte particulier, devant agir en temps réel. Aussi, certains dispositifs permettent de reproduire des gestes métiers afin d’apprendre à les réaliser sans connaître le risque de commettre une erreur dans la réalité. C’est notamment le cas de différents outils de réalité augmentée élaborés pour les étudiants en chirurgie, les invitant à pratiquer des interventions chirurgicales avant d’avoir de véritables patients entre les mains.

Les avantages s’expriment alors à travers l’essence même du concept. Grâce à ce dispositif, la mise en situation gagne paradoxalement en concret et en réalisme. Elle permet de s’exercer au plus proche de la réalité, favorisant la formation des apprenants. Aussi, le fait de pouvoir reproduire le même exercice plusieurs fois et que l’erreur soit permise est bénéfique puisque c’est à travers ces tentatives et à travers les potentiels échecs que les connaissances et compétences se construisent également.

Néanmoins, cette modalité peut se révéler assez inaccessible au plus grand nombre. Au-delà du matériel coûteux qu’elle nécessite et des moyens plus poussés qu’elle demande afin de concevoir les mises en situation en réalité virtuelle, elle peut être difficile à supporter. Entre le poids du casque, le difficile port de lunettes avec ce dispositif et le fait qu’un grand nombre témoigne de l’inconfort physique provoqué par son exposition prolongée, elle exclut certains apprenants qui se trouveront dans l’incapacité de pouvoir s’exercer autant que d’autres. De plus, les exercices proposés ne s’adaptent généralement pas au niveau de l’apprenant et ne proposent aucun retour. En l’absence d’un instructeur à ses côtés, sa progression et sa réussite se trouvent alors compliquées.

Conclusion

La mise en situation est un exercice incontournable de la formation, permettant de s’entraîner en contexte. Contrairement aux idées reçues, nous avons pu observer qu’il est possible d’en proposer dans le cadre du digital learning, en synchrone comme en asynchrone.

Selon s’il s’agit de Storytelling, de modules de Video Learning Interactif, de Serious Game ou de Réalité Virtuelle, la simplicité de conception, la mise en œuvre, le déploiement et l’accessibilité peuvent varier. À chacun de trouver ce qui lui convient selon ses objectifs et ses moyens. N’hésitez pas à nous faire part en commentaire des mises en situation que vous avez déjà proposées dans le cadre de formations en digital learning.

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